La guerre de 1870

La bataille décisive du 28 novembre 1870

Après le désastre de Sedan, qui vit la reddition (2 septembre 1870) de l’empereur Napoléon III et la chute de l ‘Empire, puis la capitulation (27 octobre 1870) de Bazaine à Metz, la IIe armée allemande, commandée par le prince Frédéric-Charles, faisait avancer ses corps à marche forcée vers Paris.

Pendant ce temps, le 20e corps français, sur l’ordre du ministre de la Guerre dépendant du gouvernement de Tours, était transporté en trois jours par chemin de fer de Chalon-sur-Saône à Gien et son chef, le général Crouzat, devait marcher aussitôt vers Pithiviers pour y former l’aile droite de l’armée de la Loire en vue d’une offensive sur Fontainebleau.

De même le 18e corps, formé à Nevers sous les ordres du colonel Billot, était dirigé vers Montargis. Ces deux corps d’armée faisaient partie de la 1ère armée de la Loire. La rencontre des deux armées, soldée par l’échec des forces françaises, devait avoir lieu à Beaune-la-Rolande le 28 novembre 1870. Signe avant-coureur d’autres défaites successives qui ont suivies conduisant à l’armistice et à la perte de l’Alsace et de la Lorraine en 1871, cette bataille fut un tournant décisif de l’histoire de France.

Au cours de cette bataille de Beaune-la-Rolande, le jeune peintre impressionniste Frédéric Bazille, engagé volontaire dans le 3ème régiment de zouaves, tomba au champ d’honneur à l’attaque du cimetière.

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