Paul Cabanis

Médecin et Maire
9 novembre1892 - 26 février 1944

Paul Cabanis est un homme politique français né le 9 novembre 1892 à Sumène dans le Gard et mort le 26 février 1944 à Beaune-la-Rolande.

Ses études de médecine accomplies, Paul Cabanis s’établit à Beaune-la-Rolande. Il y est très apprécié pour son désintéressement et sa générosité. Investi en politique, il milite parallèlement au Parti républicain, radical et radical-socialiste. Sous cette étiquette, il est élu conseiller municipal de son village puis conseiller général de Beaune-la-Rolande en 1931.

En 1935, il devient maire de Beaune-la-Rolande et, la même année, il est élu député à l’occasion d’une élection législative partielle consécutive au décès du député sortant. En 1936, il est réélu lors de la victoire électorale du Front populaire. Son activité parlementaire est réduite.

Paul Cabanis s’attache à doter la commune d’établissements propres et sains. Sa bienveillance s’étend de l’enfance à la vieillesse et, dans cette courte période de 1935 à la déclaration de guerre, Beaune-la-Rolande voit s’élever deux établissements scolaires, un hôpital-hospice, et se créer un terrain de sports, une salle de gymnastique et un établissement de bains douches.

Il ne prend pas part au vote sur la vote sur la remise des pleins pouvoirs au Maréchal Pétain le 10 juillet 1940 et durant l’occupation, son rôle est déterminant pour assurer le ravitaillement, notamment en pain, de la population beaunoise, menacée un temps de famine suite à l’installation du camp et de l’internement de milliers de prisonniers.

Durant cette période, le Docteur Cabanis, aidé de religieuses, parvient à soigner et à secourir de nombreux juifs internés dans le camp, et plus particulièrement des enfants, dans l’hôpital de la ville.

D’ailleurs, c’est plus généralement au profit de la résistance que s’emploie discrètement, mais avec ténacité, de docteur Cabanis. Il obtient d’ailleurs, par décret du 6 septembre 1945 et à titre posthume, la médaille de la Résistance Française.

C’est pourquoi, lorsqu’il meurt subitement, âgé seulement de 52 ans, il est unanimement regretté. Sa conscience professionnelle, son dévouement, son intégrité, lui avaient valu de très nombreuses amitiés.

 « Il y a 60 ans, Beaune-la-Rolande célébrait la mémoire de Paul Cabanis, qui se souvient ? »Voir aussi le Bulletin N°23 des “Amis de l’Histoire de Beaune”

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